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Paroles et Musique.

Lili.

Lili reçoit à sept heures tapantes

C’est elle qui l’a voulu

Un bel homme de cinquante

Ou un beau mec plutôt bien foutu

D’abord pour causer de tout un peu

Puis aller au théâtre voir la foule

Puis rentrer boire une coupe ou deux

Et s’enivrer d’histoires maboules

Lili n’en a plus trente

Mais dans son déshabillé avec fente

On aimerait tout contre soi la serrer

Et l’enlacer et se sentir aimé

Lili n’a ni mari ni enfants

Avec ça pas plus d’amants

Elle dit que ça braille nuitamment

Et que les hommes ça ronfle tout le temps

Et pour trente billets voire quarante

Lili me donne sous l’abat-jour

Un peu son corps un peu d’amour

Sans histoires jusqu’à sept heures sonnantes

Lili n’en a plus trente

Mais dans son déshabillé amarante

On aimerait tout contre soi la serrer

Et l’enlacer et se sentir aimé

Paroles: T. Mousty

Musique: Ybann

Poussière de Comète.

Je vis en bandoulière de mon âme je m’exaspère

Parachuté du vide particule trop légère

A trop vouloir rencontrer la matière je me désintègre

Un naufragé lancé dans l’univers un peu de terre

Je rentre dans la danse je suis en transe en souffrance

J’ère dans cet univers bien réel mais délétère

Je me décompose je recompose je change les doses

Je suis le vagabond du cosmos l’astre et la chair

Je ne suis qu’un oiseau échappé du néant

Volant pour retrouver des poussières de comète

Je ne suis qu’un oiseau échappé du néant

Errant sans savoir au hasard des tempêtes

Je finirai bien par te rejoindre mon vide mon néant

Mais avant de mourir j’aimerais autant

Vous embrasser échanger voyager partager

Et puis encore aimer des tas de gens des naufragés

Je ne suis qu’un oiseau échappé du néant

Volant pour retrouver des poussières de comète

Je ne suis qu’un oiseau échappé du néant

Volant un peu plus loin avant de disparaître

Paroles: Ybann/Mousty

Musique: Ybann

Poèmes de Guantanamo.

Quel délice ces petits gâteaux

Saupoudrés de graines de pavots

Comme sont exquis tous ces mots

Ces poèmes de Guantanamo

Que peut-on faire pour eux

Ces gens sont si malheureux

Encore un doigt de porto

Leurs chants sont si beaux

Mais lisez lisez-moi ces quatrains

Encore deux ou trois vers

De ceux qui ont souffert

Leurs peines me font tant de bien

Quel délice ces petits biscuits

Au léger petit goût d’anis

Comme tous ces mots sont exquis

Ces chants de vies en sursis

Comment dit-on encore

Justice en espagnol

Innocent en anglais

Et paix en portugais

Mais dites-moi Guantanamo

Ça se trouve où exactement

À Cuba ou au Pérou

Au Panama ou aux Caïmans

Paroles: T. Mousty

Musique: Ybann